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Mincir avec Marlène: de l'activité physique au menu

5 ème semaine après le coaching privé, la détermination est toujours là, mais le corps - ou est-ce le mental- renâclent. Des envies de sucre, de gras, de débordements apparaissent, et même avec toute l'ingéniosité et les suggestions du groupe, difficile de leurrer un palais qui appellent à la pizza!
Ma seule fierté pour le moment: tenir le coup, et contempler une balance d'une stabilité déprimante sans jeter l'éponge.
Les centimètres doivent certainement disparaître par ailleurs, puisque je le mérite!
Ha, cette bonne vieille éducation judéo-chrétienne qui me colle à la conscience, avec son système de punition/récompense, qui nous fait attendre une récompense obligatoire puisqu'on fournit un effort!

Cette semaine, le thème des RDVminceurdeMarlène abordait la question de l'exercice physique.
Mincir, c'est perdre du poids, ou plus positivement formulé "s'alléger", mais c'est aussi redessiner sa silhouette. Après tout, si on pouvait conserver la même masse, mais avec une apparence beaucoup plus fine, moi, j'achèterais!
Malheureusement, ce n'est pas le cas, mais ce qui reste vrai, c'est que la densité du muscle est supérieure à celle de la graisse. En clair, c'est le volume du kilo de plumes et du kilo de plomb...
Donc, à cet égard, l'activité physique qui vise à augmenter la part des muscles au détriment de la graisse est bienvenue.

L'activité physique raisonnable possède aussi des tas d'autres bienfaits, mais en premier lieu, nous on veut s'affiner.
Comment faire, entre le boulot, les enfants, l'entretien de la maison, les courses, la préparation de nos petits plats cuisinés, clé du succès? Et puis, à la base, on est en surpoids, ça veut dire qu'on n'a pas forcément envie de s'exhiber dans une tenue moulante et fluo, et d'aller transpirer, rouge et au bord de l'asphyxie, au milieu de nanas parfaitement manucurées, qui circulent nonchalamment entre les machines à exercices, que toi, tu te demandes déjà comment grimper dessus...Et puis, on nous a dit "attention, t'es lourde, tu vas bouziller le peu d'articulations qui te restent, et tu feras le bonheur des chirurgiens dans 10 ans, si c'est pas avant!"
Pour couronner le tout, on se souvient du dernier footing avec la bonne copine. La fois où vous avez mis 3 jours à vous en remettre, et où vous vous êtes dit: plus jamais. Ou de la crève de 15 jours attrapée en sortant de la piscine, sans parler des verrues qui reviennent encore. Rien que l'odeur du chlore vous donne la nausée.
L'idée du sport peut faire cet effet-là...

Alors voilà comment, sans m'en rendre compte, moi qui remplissais toutes les cases du beau tableau énoncé plus haut, je me retrouve à 3 fois 1 heure d'activité physique par semaine, 100% plaisir, sans m'en rendre compte.
ça a commencé par l'envie de sortir un peu du bureau le midi. Avec une heure de pause déjeuner, et une cuisine super équipée pour préparer et prendre des repas conviviaux avec les collègues, il est très facile de ne pas mettre le nez dehors. Ou alors juste pour le café sur le balcon. 5 à 10 minutes pour terminer un truc urgent, un coup de fil qui vous ramène au bureau alors que vous n'avez pas encore pris le café, et zou, une partie du repos de midi est déjà grignoté, alors à quoi bon descendre...d'autant qu'on va transpirer, puis risquer d'incommoder les collègues...

Au début, j'ai entraîné une complice. On enfilait un tee-shirt et des baskets, et on sortait une vingtaine de minutes. Un petit circuit dans la forêt. Ensuite, notre performance s'améliorant, on s'est hasardées un peu plus loin, puis un peu plus longtemps. Marcher à un bon rythme, en bavardant même dans les montées, ça nous donnait le petit coup de fouet bénéfique pour reprendre le travail sans cette lourdeur postprandiale que certains éprouvent. Prendre l'air, respirer, couper avec le boulot, ça mettait un rayon de soleil dans la journée. Côté pratique, une toilette de chat au lavabo, histoire de, et éventuellement enfiler un vêtement propre ensuite, ça suffit pour terminer la journée. Un peu de lessive supplémentaire, mais bon, qu'est-ce que c'est que 2 ou 3 tee-shirts ou chaussettes en plus sur une machine?
Et puis, le contrat de Julie s'est terminé, il y a eu les vacances de Noël, la tornade Marlène du 28 décembre. A la rentrée, une discussion anodine sur le balcon "ma belle-soeur est complètement obsédée par le sport, elle ne vit plus que pour courir, c'était infernal pendant les vacances, elle a minci, elle regarde ses muscles, elle doit faire 45 kilos maintenant..." raconte quelqu'un. Ces mots résonnaient encore quand j'ai enfilé mes baskets le midi, pour aller faire ma balade. Et puis, après la première descente dans la forêt, je ne sais pas pourquoi, je me suis mise à trottiner, en me disant, "après tout, je peux arrêter quand je veux". La première côte a eu raison de mes mollets, mais ensuite, sur le plat qui a suivi...Sans pression, sans engagement, toujours ça de pris. J'ai terminé l'heure en marchant d'un bon pas. Et le lendemain, j'ai retenté le coup. Un peu plus loin cette fois. Et ainsi de suite. Maintenant, soit un mois plus tard, j'en suis sans effort à 1h de balade, dont la moitié - la plus facile, puisque descente/ pat et seulement quelques côtes- en footing. Maintenant, d'autres sportifs réguliers me saluent, -et pas que des filles- comme si j'étais une des leurs. Maintenant, je rallonge toujours un peu mon tour, et je reste dans les temps. Mon mari, qui pouvait courir ses 10 kilomètres le midi, me regarde avec admiration, quand il nous arrive de nous croiser sur les chemins DFCI...
Un miracle?
Non, pas vraiment.
Mais de la détermination. Et des efforts progressifs et bien dosés. De l'organisation aussi.

Il y a 12 ans maintenant, quand j'ai entamé ce que je croyais être le dernier régime de ma vie, (Ouais-ouais...), j'ai assaisonné le tout d'activité physique. A l'époque, on vous distribuait une petite réglette en carton, qui permettait de transformer chaque séance d'activité physique en fonction de sa durée et de son intensité en...carrés de chocolat, coupettes et autres friandises. Ou pas. C'était au choix.
Mon premier footing, je m'en souviens, 10 minutes, sur la digue de Malo. A plat, un jour sans vent. Autant dire rien. Mais j'ai recommencé le lendemain. Puis encore. et encore. Les 10 minutes sont devenues 15, puis 20, puis un jour, 10 kilomètres. Ce qui m'a fait tenir? C'était un moment "pour moi", sans enfants. A l'époque, le Bambin devait avoir dans les 12 mois, et j'allais courir le matin, quand toute la maisonnée dormait encore. Avant d'attaquer les habillages/cartables/poussette/école...C'était dur de se lever tôt, de sortir de la maison par tous les temps, dans le noir, mais mine de rien, quand je rentrais, j'avais une pêche d'enfer pour attaquer la journée.
Si vous n'êtes pas du matin, et que votre emploi du temps vous paraît déjà plein comme un oeuf, essayez de grapiller 10 à 15 minutes sur la pause déjeuner, et de trouver un endroit sur le chemin du retour pour vous arrêter avant l'heure de l'école/crèche et autres réjouissances. Un parc - comme à Opio, un stade, même le parking du golf peut faire l'affaire pour un petit jogging, une marche rapide, bref, un truc qui vous permet de move-your-body à peu de frais et surtout, régulièrement.
Après, il y a les sirènes des salles de sport...Avec les néons, la musique qui te donne envie de t'enfuir en courant, la blondasse musclée et maquillée qui te regarde de haut, le tout pour un jolie petit paquet d'€. C'est aussi une option, qui ne me convient pas. J'ai essayé, à part culpabiliser de ne pas y aller, ça ne m'a servi à rien. Alors franchement, si à Malo-les-bains, avec le temps pourri de là-haut, j'arrivais à courir chaque jour, ici, c'est le rêve! La pluie ne tombe que le weekend, donc, les jours d'usine, il fait sec, beau et pas froid...

Je me suis replongée dans le super bouquin - oui oui, le sport ça se fait aussi dans les livres- qui m'avait bien servi de support à l'époque. En particulier pour adapter mon activité à mon objectif: perdre du poids et m'affiner. Je vous passe la savante démonstration, pour aller à l'essentiel: ce qu'on recherche c'est à "brûler" du gras, donc il faut travailler à une fréquence cardiaque assez basse. Souvent on croit que plus l'effort est intense, plus on transpire, et mieux c'est...dans ce cas, pas du tout. Le seul résultat, c'est de se dégoûter, de rapidement jeter l'éponge, de souffrir et de délaisser la chose. Le sport qui fait du bien, c'est celui qu'on fait sans vraiment avoir l'impression de faire un effort. A 40-50 ans, l'idéal c'est un poul à 140/150. Avec un petit appareil en vente dans les grandes surfaces de sport à pas trop cher, vous constaterez qu'une marche un peu rapide avec papote suffit pour y arriver. Bien sûr, avec l'entraînement, la fréquence cardiaque baisse, mais là, on a les muscles un peu plus entraînés et on peut aller plus vite sans peine.

Par ailleurs, outre le fait de se vider la tête quand on pratique une activité physique, il se passe des tas de trucs positifs dans notre corps. Comme une meilleure oxygénation de nos cellules, une production d'hormones du bonheur - la fierté d'avoir réussi à dégager ce 1/4 d'heure- et la hausse du métabolisme. Le corps se met à consommer plus, et ce même après l'arrêt. Il va puiser d'abord dans l'énergie immédiatement disponible - les sucres rapides qui traineraient encore dans notre sang- et très vite, dans les graisses. Et aujourd'hui, grâce à cette petite recherche pour vérifier le temps d'entraînement à partir duquel ça devient intéressant, j'ai découvert que déjeuner juste après le sport, c'était pas du tout une bonne idée! Donc, je vais revoir ma copie, et envisager de prendre mon déjeuner...vers 15h! L'idéal serait évidemment de programmer une séance de sport vers 10h du matin, mais qui, en travaillant, peut se le permettre?

Je publie ce post en l'état, 1 mois au moins après l'avoir commencé et laissé en plan. Pas de photos. Peu iront jusqu'au bout, parce qu'il n'est pas très fun. Mais, le fun, ça reviendra!

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